IDA-18 : en bref

La 18e reconstitution des ressources de l’IDA (IDA-18) s’inscrit dans un contexte d’ambitions mondiales accrues et d’intensification des risques. Afin d’y faire face, IDA-18 introduit un changement de paradigme dans la manière dont le fonds de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres mobilise des financements pour aider ses clients à atteindre leurs objectifs de développement. Alors que le montant de ressources financières obtenu est le plus élevé que le fonds ait jamais mobilisé dans ses 56 années d’existence, IDA-18 annonce un changement important dans son cadre de politiques et de financement.

Les pays clients de l’IDA sont confrontés à une pléthore de défis complexes et interdépendants dans la nouvelle économie mondiale, qui appellent des approches novatrices du développement. Ces défis nécessitent une rénovation de l’IDA, étayée par une enveloppe de financement et un train de mesures ambitieux et porteurs de transformations profondes. Le plan stratégique et financier d’IDA18 répond aux appels lancés par le G20 et la communauté internationale au Groupe de la Banque mondiale pour qu’il innove et fasse tout son possible pour être un agent de mise en œuvre crucial du Programme de développement durable à l’horizon 2030.

Les participants à IDA-18 ont convenu d’un train de mesures visant à aider les clients de l’IDA à atteindre leurs ambitions :

  • doubler l’aide financière globale pour les pays exposés à des risques actuels ou croissants de fragilité ;
  • accroître l’aide aux pays performants et aux pays autres que les États fragiles ou touchés par un conflit, qui continueraient à recevoir la majeure partie des financements de l’IDA (près de 65 % de ses ressources de base) ;
  • augmenter considérablement les financements du programme régional de l’IDA, sachant que la demande de ressources pour développer l’intégration et l’infrastructure régionales est chroniquement inférieure à l’offre ;
  • créer un sous-guichet régional pour l’aide aux réfugiés afin de mettre en place une source de financements spécifiques destinés aux gouvernements des pays d’accueil qui s’efforcent de répondre aux besoins des réfugiés et des populations locales ;
  • accroître les financements destinés à promouvoir la résilience à travers le renforcement du Mécanisme de réponse aux crises (CRW), notamment en alignant les mécanismes de gouvernance visant à faire face aux chocs économiques sur le processus mis en place pour les catastrophes naturelles et les crises sanitaires ;
  • multiplier les instruments disponibles pour la préparation et la réponse aux crises en introduisant une option de tirage différé pour les risques liés aux catastrophes (CAT-DDO) pour les pays de l’IDA, en réponse à la demande de mécanismes de financement conditionnels ;
  • mettre en place un guichet de promotion du secteur privé associant l’IDA, la Société financière internationale (IFC) et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) pour mobiliser davantage d’investissements privés dans les pays IDA, et, parmi eux notamment, les États fragiles ou touchés par un conflit, grâce à une collaboration sans précédent entre ces trois institutions du Groupe visant à élargir leurs activités sur les marchés les plus difficiles ;
  • accroître les financements non concessionnels disponibles pour les projets porteurs de transformations, par le biais du Mécanisme de financement complémentaire d’IDA-18, afin de répondre à la très forte demande des clients ;
  • fournir une aide transitoire aux pays ne pouvant plus bénéficier des ressources de l’IDA (Bolivie, Sri Lanka et Viet Nam), qui continueront d’être confrontés à des problèmes importants de pauvreté et à des vulnérabilités persistantes, tout en devant faire face à une baisse des financements de la Banque mondiale.