Gestion des Ressources

Les emprunteurs de l’IDA ont d’énormes besoins de financement concessionnel. Or le montant des fonds disponibles, qui est fixé après l’annonce par les États bailleurs de fonds du montant de leurs contributions, ne permet pas de couvrir la totalité de ces besoins.

L’IDA doit donc décider de la manière dont les ressources limitées dont elle dispose seront réparties entre les pays admissibles (voir l’encadré consacré aux pays emprunteurs). Les décisions d’allocation sont fondées sur plusieurs critères, notamment les niveaux de revenu des pays et leurs antécédents dans la gestion de leur économie et des projets de l’IDA en cours de réalisation.

Pour être éligible aux ressources de l’IDA, un pays doit tout d’abord satisfaire aux conditions suivantes :

  • avoir une pauvreté relative, à savoir un revenu national brut (RNB) par habitant, inférieur à un seuil établi et actualisé chaque année, soit 1 215 dollars pour l’exercice 15 ;
  • présenter une cote de crédit ne lui permettant pas d’emprunter aux conditions du marché, et donc avoir besoin de ressources concessionnelles pour financer son programme de développement.

Les pays sont ensuite évalués pour déterminer dans quelle mesure ils mettent en œuvre des politiques qui favorisent la croissance économique et la réduction de la pauvreté. Il s’agit de l’Évaluation de la politique et des institutions nationales (CPIA). Cette évaluation et les résultats du portefeuille de projets du pays constituent ensemble la notation IDA de la performance du pays. Outre cette notation, la population et le revenu par habitant déterminent également le montant de l’allocation. Cette notation est disponible sur le site web de l’IDA : www.banquemondiale.org/IDA.

Dans l’accord d’IDA-17, les donateurs de l’IDA et la Banque mondiale ont également recommandé que les pays d’Afrique subsaharienne demeurent prioritaires et reçoivent au moins 50 % des financements de l’IDA, sous réserve de leur performance.

Conditions de prêt. Les conditions de prêt varient pour les différents membres de l’IDA, en fonction du niveau de leur revenu et de leur situation d’endettement. À la suite des débats et des examens menés au cours d’IDA-17, l’IDA a ajusté les conditions d’emprunt des pays exclusivement IDA et les a quelque peu « durcies » (raccourcissement de l’échéance et amortissement linéaire), tout en maintenant un certain degré de concessionnalité.