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Gestion des ressources

Les emprunteurs de l’IDA ont d’énormes besoins de financement concessionnel. Or le montant des fonds disponibles, qui est fixé après l’annonce par les États bailleurs de fonds du montant de leurs contributions, ne permet pas de couvrir la totalité de ces besoins.

L’IDA doit donc décider de la manière dont les ressources limitées dont elle dispose seront réparties entre les pays admissibles (voir l’encadré consacré aux pays emprunteurs). Les décisions d’allocation sont fondées sur plusieurs critères, notamment les niveaux de revenu des pays et leurs antécédents dans la gestion de leur économie et des projets de l’IDA en cours de réalisation.

Conditions d'éligibilité

Pour être éligible aux ressources de l’IDA, un pays doit tout d’abord satisfaire aux conditions suivantes :

  • avoir une pauvreté relative, à savoir un revenu national brut (RNB) par habitant, inférieur à un seuil établi et actualisé chaque année, soit 1 175 dollars pour l’exercice 20 ;
  • présenter une cote de crédit ne lui permettant pas d’emprunter aux conditions du marché, et donc avoir besoin de ressources concessionnelles pour financer son programme de développement.

 

Conditions de prêt

Les pays sont ensuite évalués pour déterminer dans quelle mesure ils mettent en œuvre des politiques qui favorisent la croissance économique et la réduction de la pauvreté. Il s’agit de l’Évaluation de la politique et des institutions nationales (CPIA) (a). Cette évaluation et les résultats du portefeuille (IRAI) de projets du pays constituent ensemble la notation IDA de la performance du pays (CPR). Outre cette notation, la population et le revenu par habitant déterminent également le montant de l’allocation. Début 2005, l'IRAI numérique et le CPR sont rendus publics.

 

Procédure d'allocation de prêt

L'affectation des ressources de l'IDA est déterminée principalement par la cote attribuée à chaque bénéficiaire dans l'EPIN annuelle. En outre, dans l’accord d’IDA-16, les donateurs de l’IDA et la Banque mondiale ont également recommandé que, parce que l'accélération du développement économique et social en Afrique subsaharienne demeure au premier rang des priorités de l'IDA, ces pays soient prioritaires dans le processus d'allocation, à condition que leurs performances le justifient. Dans le cas des pays admissibles aux fonds de l'IDA et de la BIRD (pays dits "mixtes"), les allocations de l'IDA doivent également tenir compte de la solvabilité de ces pays et de leur accès à d'autres sources de financement. Les allocations individuelles basées sur la performance de chaque pays servent de point d'ancrage pour la formulation des programmes de prêts du Cadre de partenariat-pays (CPF) (a). Pour un aperçu plus détaillé du processus d'évaluation et d'allocation des ressources par pays de l'IDA, voir l'annexe 2 du Rapport sur la reconstitution des ressources IDA-17 (page 93) (pdf en anglais).