Financement

Les ressources de l'IDA sont allouées aux pays destinataires en fonction de leur niveau de revenu, ainsi que de l'efficacité avec laquelle ils gèrent leur économie et exécutent les projets de l'IDA en cours. Les conditions de prêt de l’Association sont fortement concessionnelles, c’est-à-dire que les crédits de l’IDA ne portent pas intérêt ou sont assortis d’un faible taux.

 

Les 10 premiers emprunteurs auprès de l’IDA sur l’exercice 2016 Millions USD
Éthiopie 1,862
Viet Nam 1,670
Bangladesh 1,557
Pakistan 1,460
Nigéria 1,075
Inde 1,025
Tanzanie    864
Kenya    646
Congo, R.D.    600
Ghana    500

Les conditions de prêt sont déterminées en fonction du risque de surendettement, du revenu national brut (RNB) par habitant et de la capacité du pays à rembourser telle qu’évalue par la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD). Les dons constituent l’intégralité de l’aide financière aux pays à risque de surendettement élevé, et la moitié de l’aide apportée à ceux dont le risque de surendettement est moyen. D’autres destinataires reçoivent des crédits de l’IDA à des conditions soit ordinaires (« regular terms ») soit mixtes (« blend terms ») et strictes (« hard terms »). Ces prêts ont une échéance de, respectivement, 40 et 25 ans.

Sur l'exercice 2016 (qui a pris fin au 30 juin 2016), les engagements de l'IDA ont totalisé 16,2 milliards de dollars des États-Unis (USD), dont 12% sous forme de dons. Les nouveaux engagements pour l'exercice 2016 ont porté sur 161 nouvelles opérations. Depuis 1960, l'Association a accordé 328 milliards de dollars à 112 pays. Le volume annuel des prêts est en constante augmentation. Il a avoisiné, en moyenne, 19 milliards de dollars au cours des trois dernières années.

Les concours de l'IDA financent des opérations en faveur de l'éducation primaire, des services de santé de base, des services d'approvisionnement en eau propre et d’assainissement, de la préservation de l’environnement, du renforcement du cadre d'activité des entreprises, des infrastructures et des réformes institutionnelles. Ces projets permettent de créer les conditions nécessaires à la croissance économique, à la création d'emplois, au relèvement des revenus et à l'amélioration des conditions de vie.

L'Association encourage une croissance diversifiée, notamment:

  • politiques économiques judicieuses, le développement rural, l'entreprise privée et des pratiques écologiquement durables
  • l'investissement dans le capital humain, l'éducation et la santé, en particulier la lutte contre le VIH/sida, le paludisme et la tuberculose
  • l'expansion de la capacité de l'emprunteur à fournir des services de base et à assurer l'utilisation responsable des ressources publiques
  • le redressement des pays à l'issue de troubles civils, d'un conflit armé ou d'une catastrophe naturelle
  • la promotion des échanges et de l'intégration régionale
Prêts de l’IDA par secteurr % du total 1
Infrastructure 36
Secteur social 28
Administrations publiques et droit 17
Agriculture 10
Industrie et commerce   5
Finances   3
1 les pourcentages ne totalisent pas 100% en raison de l'arrondissement

L'Association conduit des travaux d'analyse afin d'enrichir la base de connaissances qui permet de concevoir des politiques judicieuses de réduction de la pauvreté. Elle conseille les gouvernements sur les moyens à mettre en œuvre pour diversifier la croissance économique et protéger les pauvres des chocs économiques.

L'IDA coordonne également l'aide des donateurs pour alléger le fardeau des pays pauvres qui n'ont pas les moyens de gérer leur service de la dette. L'Association a mis au point une formule pour allouer des dons aux pays menacés de surendettement, conçue pour aider les pays à faire face à leurs obligations de remboursement (maintien d’un degré d’endettement soutenable).